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Geobunnik

Le blog d'un enseignant qui prépare au CAPES et au CRPE en géographie à l'ESPE de Corse à Ajaccio et Corte.

Comprendre la question sur l'Union indienne

Publié le 31 Août 2015 par geobunnik in L'Union Indienne

Je vous invite à réfléchir d'abord à vos propres représentations sur l'Inde et sur l'Union indienne :

  1. quels mots, expressions, images vous viennent à l'esprit (en 1 ou 2 minutes) ?
  2. êtes-vous capables de dessiner ou de cartographier l'Inde ?
  3. Si vous voulez faire ce test et me l'envoyer, j'en serai ravi ... mais soyez honnêtes, ne m'envoyez pas des représentations construites en quelques heures après avoir regardé un livre ou internet. Cela me permettrait de voir ce qu'une personne sensée être un peu géographe et un peu historienne pense à priori de l'Union Indienne. Si les réponses sont nombreuses, je pourrais les analyser.

 

Une fois ce stade de réflexion passé, je vous invite à lire ce qui suit :

 

1- Quelles représentations faut-il déconstruire ?

 

Union Indienne, un nom étrange pour parler de l'Inde mais qui pose comme postulat l'ambition d'étudier un État dans ses multiples aspects, dans sa complexité.

Il est évident que l'Inde porte en elle une masse de représentations (pour ne pas dire de clichés) associées …

  • à sa culture (vaches sacrées, sadhus, religion(s), Bollywood, …),

  • à sa politique ou sa culture politique (« la plus grande démocratie du monde », la violence politique, ...),

  • à son économie (le sous-développement, un BRIC, un émergent, le brain drain des ingénieurs indiens vers la Silicon Valley, la révolution verte, …),

  • à ses villes (slums ou bidonvilles, pollutions, pauvreté, …),

  • à son tourisme (paradis des clichés : Incredible India, nom de la campagne de promotion depuis l'année 2002. Cependant, ce sujet nous invite à dépasser ces représentations pour tenter de comprendre un peu mieux les réalités de l'Union indienne actuelle, celle du début du XXI° siècle. http://www.incredibleindia.org/en/

 

 

 

Ces représentations sont à déconstruire. En effet, l'Inde peut apparaître trop souvent comme un bloc monolithique, il n'en est rien. Que ce soit au point de vue économique, culturel, social, naturel ou encore politique, l'Inde se caractérise d'abord par son extraordinaire complexité. En effet, comment peut-on imaginer que les 1 282 000 habitants de ce pays de 3 287 590 km² puissent avoir les mêmes modes de vie (sociales, culturelles), conditions de vie (économiques) ou même les mêmes choix politiques. L'enjeu de cette question est donc de rendre intelligible ce territoire en montrant comment s'imbriquent, se heurtent ou se frottent divers espaces sur des territoires plus ou moins vastes.

 

Une des meilleures introduction pour cet article est certainement le film Swades, nous le peuple, une comédie indienne du réalisateur Ashutosh Gowariker sorti en Inde en 2004 et en France en 2005. Ce film raconte les aventures de Mohan Bhargav revenu en Inde après avoir fait des études brillantes l'ayant mené à travailler pour la NASA sur des projets liés à la mesure des précipitations. Le début du film nous montre alors le regard occidental d'un NRI (Non Resident Indian … un Indien non résident, c'est à dire un émigré) sur l'Inde : un pays très beau, rural, traditionnel ou les renonçants (nagas) font du stop et chantent merveilleusement bien (certes en blay back et dans un camping car, mais le cinéma indien ne s'arrête pas à ces détails). Ce jeune homme ne peut que tomber amoureux de la belle Gita, une amie d'enfance, tiraillée entre la modernité (c'est une institutrice progressiste qui veut moderniser son village, allégorie de l'Inde rurale) et la tradition (représentée par son goût de la tradition et le rôle de la nourrice de Mohan, sorte de « mother India »).

Mohan va alors faire un travail sur lui même pour comprendre cette Inde qu'il a quittée et qu'il ne connaît pas et revenir s'installer dans ce pays après quelques péripéties que vous découvrirez par vous-même lors des 210 minutes (3 heures et demie) que dure ce film.

Vous l'avez compris, ce film permet de découvrir une Inde rurale qui cherche à trouver le meilleur moyen d'entrer dans la modernité, c'est à dire l'éducation, l'électricité ou encore le partage de l'eau. Un film de Bollywood qui suit les canons du genre (chants, durée, pittoresque, moral et divertissant, accessible au grand public) mais qui propose aussi de lancer une réflexion sur l'Inde rurale contemporaine et ses enjeux de développement d'une manière pas si simpliste que l'on pourrait attendre d'un film de genre.

Notez dans le film le travail sur l'usage des langues ; l'anglais lorsqu'on est dans la ville, une langue locale (hindi peut-être?) lorsque les héros sont dans le village.

 

Pour voir le film en anglais :

http://geobunnik.over-blog.fr/2015/07/swades-ou-commencer-a-comprendre-l-inde-quand-on-est-un-nri.html

 

Ces quelques lignes de présentation posent donc quelques enjeux de ce sujet :

  • l'enjeu de la modernité qui ne concerne pas que les villes, mais aussi les sociétés rurales. Une modernité à prendre dans son sens complexe d'une volonté de dépasser les codes sociaux passés pour construire une société fondée sur des codes politiques et culturels délaissant la religion et les traditions ;

  • l'enjeu du développement, que je ne limite pas à la volonté de suivre le modèle occidental, mais à une volonté d'améliorer le sort des populations de l'Inde et de trouver, pour ce pays, sa voie propre, que ce soit à travers le nationalisme teinté de libéralisme économique du programme politique du BJB (Bharatiya Janata Party) et du premier ministre Narendra MODI élu en mai 2014 ou à travers le protectionnisme teinté de tiers-mondisme puis de du parti du Congrès qui a dirigé le pays durant 53 ans depuis l'indépendance de l'Inde en 1947 (ce qui laisse 15 années où l'Inde n'a pas été dirigée par ce parti …) ;

  • l'enjeu des représentations notamment à travers les paysages ou les personnages croisées ;

  • l'enjeu de la diaspora indienne une vingtaine de millions de personnes), notamment les 4 millions de NRI. Cela nous mène bien sûr vers des enjeux démographiques ;

  • L'enjeu du monde rural et des relations sociales toujours régi par le système des castes ;

  • l'enjeu des cultures (religions, langues : notez dans le film le passage d'une langue à l'autre selon le lieu, urbain ou rural et selon la personne à qui le héros s'adresse).

  • L'enjeu de l'eau comme ressource à partager tant dans le monde urbain que dans le monde rural.

 

Des enjeux qui sont importants mais qui ne sont pas uniques : d'autres enjeux sont liés à l'étude de l'Union indienne, comme je le verrais plus loin.

A quelles échelles étudier ce sujet ?

 

Comme dans tout sujet de géographie et particulièrement dans une étude d'un territoire et de ses habitants, il faut s'intéresser aux échelles d'études.

 

  • Première question : à quel ensemble géographique rattacher l'Union indienne ? En effet, on parle parfois de :

    • L'Asie, un continent inventé pour séparer les européens des autres peuples dès l'Antiquité.

    • L'Asie des moussons, une expression forte de la géographie classique qui inclut l'Asie du sud comme l'Asie du sud-est, vire jusqu'au Japon. Le terme, inventé par Jules SION est aussi le titre d'un tome de la Géographie Universelle (écrit par Jules SION) dans l'ouvrage dirigé par Paul Vidal de la Blache puis Lucien Gallois.

    • L'Asie tropicale chère à Pierre GOUROU qui la limite au sud et au sud-est du continent (Inde et Indochine) : l'Asie chaude et pluvieuse (mais à ce moment, quid des montagnes et des déserts du nord et du nord-ouest de l'Inde?). C'est dans cet espace que Pierre Gourou place la naissance de l'agriculture (igname, bananier, taro, gingembre, agrumes, …). On passe d'une lecture coloniale à une lecture tropicale, chère à Pierre Gourou.

    • L'Asie méridionale : J. DELVERT en 1979 présente une Asie méridionale unifiée par des éléments de civilisation : « une Asie indienne ou indianisée de l'Indus aux Philippines » (page 38). Attelage à deux tête, écrits religieux, … L'espace indien de J. DUPUIS en 1979 qu'il sépare du reste de l'Asie lui aussi à partir de considérations culturelles est proche de cette Asie méridionale.

    • L'Asie du sud est une expression plus récente qui est plus liée à une lecture géopolitique (voir les études du Céri-sciences-Po) Il inclut le Pakistan, l'Afghanistan, l'Inde, le Bangladesh, le Népal, la Birmanie et le Bhoutan.

    • L'Asie des hautes densités est proposé par Philippe Cadène dans son Atlas de l'Inde en 2008 (Inde → Japon et Indonésie)

    • Les mondes indiens, lecture plus englobante qui ouvre sur l'océan indien, la diaspora, mais aussi sur les marges.

 

  • Deuxième question : l'Inde existe-t-elle ?

    • L'Inde est-elle un e invention européenne ? En effet, le mot d'Inde est créé à partir du mot 'Indika' utilisé par les européens pour désigner l'extrémité du territoire oriental atteint par Alexandre le Grand et ses armées en 326-325. Un mot qui désigne un fleuve, l'Indus, qui coule principalement au Pakistan après avoir pris naissance en Chine (au Tibet). Les termes de hindi/hindou quant à eux nous viennent du persan pour désigner les habitats des rives du fleuve.

    • En fait, l'Inde (ou les Indes) naît du regard européen et surtout de la compétition franco-britannique pour dominer les mers et les terres du globe au XVIII° siècle. On désigne alors un terre qui ne se nomme pas elle-même autrement que 'terre'. « L'idée de l'Inde, ce sont les Européens qui l'ont, la façonnent au gré de leurs voyages et de leurs fantasmes. Au pluriel, plus qu'au singulier, les Indes démesurément étendues à l'ouest et l'est sont vers 1750 l'enjeu des rivalités franco-anglaises. Vers 1800, les autochtones ne conçoivent pas encore l'Inde ni ne se définissent ou ne se connaissent comme Indiens. C'est qu'auparavant, il n'y a jamais eu « l'Inde ». Les différents empires ou royaumes qui ont existé sur ces terres (les Mauryas, les Guptas, les Cholas, les Moghols, etc.) tirent leur nom des dynastes qui les ont créés et dirigés par les armes. On parle donc de l'empire maurya ou de l'empire moghol, mais maurya ou moghol sont les noms de familles régnantes, jamais ceux d'un peuple, d'une langue ou d'un pays. L'empire se définit par son souverain, non par son territoire ou sa population. » (Michel ANGOT, L'Inde, PUF-Clio, 2012)

    • On peut penser aux travaux de Louis DUMONT, sociologue (idée majeure : le principe hiérarchique, années 1945-1990), qui a été un des premiers à étudier l'Inde. Son regard s'est principalement tourné vers l'Inde hindoue, celle du sanskrit et des écrits des brahmanes, influençant ainsi des années de recherches et des générations de chercheurs. Un chercheur qui a permis aussi de penser l'Inde à travers sa propre pensée, pas au prisme occidental. (Homo hierarchicus. Essai sur le système des castes, Paris, Gallimard, 1971)

    • De même, aujourd'hui, si l'Union Indienne est bien une réalité politique, démocratique, l'Inde n'est pas une réalité pour ses habitants qui continuent à se penser comme penjabi, cahcemiri, tamouls, …

    • C'est à partir de l'indépendance et de la partition de 1947 que les autorités nationales commencent à se préoccuper de créer la nation indienne autour de figures et de périodes fortes mais qui sont confrontées aux réalités géopolitiques nées de ces frontières : le cœur de l'Inde est-il l'Indus, fleuve pakistanais ?

 

 

  • Troisième question : les Indes ou l'Inde ?

    • Question volontairement polémique qui reprend la vision de papy (ah, le  cherche à faire réfléchir à la diversité de l'Inde et à l'identité de ses habitants.

    • Le cœur de l'Inde est-il la plaine indo-gangétique, un cœur très peuplé et agricole, mais aussi un cœur culturel où s'est développé le sanskrit et qui a été diffusé dans toute l'Asie du sud par les brahmanes, les temples et les écrits. (autres hypothèses considérées comme moins sérieuses car marquées par le nationalisme actuel : par la guerre ou par le commerce).

    • Le bouddhisme né en Inde dans l’État de Bihar est devenu une religion asiatique minoritaire en Inde.

    • Ce cœur culturel et religieux a rarement été un cœur politique centralisateur (même aujourd'hui, car l'Inde reste un État fédéral qui compte 29 États et 7 territoires. (article 1 de la constitution : « L'Inde, c'est à dire Bharat est une Union d’États »).

    • L'apparition de l'islam au XI° siècle introduit en Inde une population minoritaire musulmane venue d'Iran qui fonde l'Hindouistan dont les traces sont encore visible de nos jours (sultanats successifs, puis empire moghol [des turcs de culture persane islamisés qui parlent turc en famille, écrivent de la poésie ou donnent des ordres en persan, prient en arabe et, éventuellement, s'adressent à leur peuple en ourdou] 1526-1739 ou populations musulmanes : 185 millions de personnes - 15 % de la population). Fait surprenant, les moghols ne cherchent pas à islamiser la société rencontrée, considérant que la religion des autres peut cohabiter avec la leur.

    • Lorsque les anglais de l'East India Company découvrent l'Inde, ils rencontrent une multitude de petits royaumes opposés au pouvoir (devenu théorique) des moghols. Cela va faciliter leur emprise sur ces terres : chaque royaume sera défait ou intégré par la doctrine de la déshérence (« doctrine of lapse » : s'il n'y a pas d'héritier, le territoire passe sous souveraineté anglaise) pour former ce que les britanniques appelleront les Indes (1857-1947, colonisation par la GB, avant, EIC).

    • Ne pas oublier les îles de l'Inde (ce qui fait aussi un lien avec une autre question du Capes) :

      • Andaman, un archipel de 204 îles dont 38 son habitées (315 000 habitants, comme en Corse). Il est situ au sud-est de l'Inde, au sud de la Birmanie. Au delà des intérêts ethnologique, linguistique et naturalistes, il faut rappeler l'intérêt géopolitique de ces îles situées sur la route maritime entre l'Asie et l'Europe (entre les détroits de Malacca et de Bab el Mandeb).

      • Les Laquedives, autre archipel situé quant à lui au sud-ouest de l'Inde, sur la route des Maldives. L’archipel compte une vingtaine d'îles et 32 000 habitants. Même intérêt géostratégique que les Andaman.

      • Les îles Nicobar ; 22 îles et 42 000 habitants, au sud des Laquedives et reliées à elles administrativement. Leur particularité ? Avoir été une colonie autrichienne de 1778 à 1785 (véridique).

 

  • Quatrième question : les indiens sont-ils des hindous ? (et vice-versa)

    • Cette question nous intéresse non pas pour sa réponse religieuse mais pour son implication géopolitique et sociale. Au delà du clivage musulmans / hindous et de la présence de nombreuses autres religions (bouddhisme, sikhisme, christianisme, jaïnisme, …) il faut comprendre ce lien récent entre Inde et hindouisme.

    • Ainsi, de même que les anglais ont unifié l'Inde par leur conquête, les britanniques ont unifié la religion indienne, non pas en leur donnant des liens solides mais en leur donnant une représentation, une appellation commune. En réalité, il n'y a pas de religion hindouiste au sens propre mais des milliers de pratiques et de divinités plus ou moins utiles. De même, l'hindouisme est fondamentalement lié à l'Inde en tant que territoire : on ne devient pas hindou, on naît hindou car on naît indien. Une dimension géographique qui apparaît au XVIII° siècle et qui sanctifie le sol indien. C'est au XIX° siècle qu'un lien fort se crée entre deux notions : d'une part l'hindouisme et d'autre part le nationalisme. Ainsi, si les britanniques inventent le mot hindouisme, ils ne créent pas l'hindouisme, mais ils permettent la construction de la conscience de l'hindouisme en Inde.

    • Cet hindouisme lui-même est pluriel :

      • védisme (religion savante royale dont quelques rites ont survécu)

      • brahmanisme (celle de la caste des brahmanes)

      • les religions populaires (là aussi des pratiques de castes)

      • les religions des 'tribus '

    • La question hindoue est donc intimement liée au nationalisme et à la nation indienne depuis le XIX° siècle, une relation accentuée depuis l'indépendance et surtout depuis l’internationalisation de l'hindouisme lié à l'émigration (la diaspora) indienne. En quittant l'Inde, les indiens ont transformé leur religion pour l'adapter à leur nouvel environnement mais aussi en transformant les pratiques : du populaire vers le brahmanisme et le védisme.

    • Cela nous mène vers la notion actuelle « d'hindouité » développée notamment par les nationalistes indiens du BJP (Bharatiya Janata Party) depuis sa création en 1977.

    • De même, l'hindouisme pose la question des castes et des jati.

      • Par caste, il faut entendre un ensemble de groupes sociaux réunis par leur rang de pureté. Les indiens utilisent d'ailleurs le terme de varna « pur » pour désigner les quatre groupes organisés hiérarchiquement (les brahmanes, les prêtres / les Kshatrya, les guerriers et rois / les vaisya, les commerçants et agriculteurs / les sudra, les artisans). Attention le mot caste est la traduction française d'un mot portugais désignant les jati. (est « pu » ce qui est stérile, donc non souillé par les productions corporelles ou animales).

      • Par jati (« naissance »), on entend des pratiques ou des métiers (sens originel, uniquement métiers). Naître dans une jati, c'est donc porter le nom d'un groupe porteur d'un certain degré d'impureté, quel que soit le métier effectif. Les groupes ainsi constitués ont une réalité sociale objective : la caste est organisée en fonction des structures de parenté. Chacune comprend un certain nombre de clans ou lignages où l'on est censé descendre d'un ancêtre commun. Ainsi, la notion occidentale de quartier n'existe pas en Inde, on se réfère plus volontiers au groupe dominant qui donne son nom à un territoire.

      • Attention, ce système hiérarchique n'est pas figé : des jati peuvent monter dans la hiérarchie par un long travail lié à des pratiques ou des usages d'un groupe social plus élevé. L'élévation est donc collective, jamais individuelle.

    • Enfin, l'hindouisme est une religion éminemment géographique qui marque les territoires comme les habitants :

      • l'importance du temple est à rappeler : c'est un lieu central, lieu de rencontre de la communauté. Chaque temple sera lié à une communauté.

      • L'importance des pèlerinages (« yatra »), des déplacements : Chaque pèlerinage est spécialisé dans sa fréquentation (géographique et sociale) et dans son objet, celui étant très variable pouvant être trivial (fertilité, thérapeutique, …) ou l'expression d'une haute spiritualité.

      • L'ermitage (ou « ashram »), lieu des renonçants, comme les nagas, ascètes nus.

 

Quelle place pour l'Union Indienne dans les programmes de géographie du collège et du lycée ?

 

Pour bien préparer le Capes, il faut aussi penser à l'enseignement de l'Union indienne dans les classes du collège et du lycée. Voici ce que j'ai pu trouver comme étude de cas ou comme séquences qui peuvent être concernées par le sujet :

Comprendre la question sur l'Union indienne
Comprendre la question sur l'Union indienne
Comprendre la question sur l'Union indienne
Comprendre la question sur l'Union indienne
Comprendre la question sur l'Union indienne
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mondenjeux 07/06/2016 08:13

Bonjour,
Présidente de l'association Mondenjeux, je me permets de préciser que pour aborder la question de l'union indienne, notre jeu, le Pont de Rama, un jeu de plateau sur l'Inde et le Sri Lanka pourrait être un bon support au collège, d'autant que c'est un jeu qui plait souvent à cette tranche d'âge. Je vous invite à visiter notre site. Ludiquement votre, Sophie C.

Caraf 16/10/2015 16:05

Je vous remercie pour cette précision!

Caraf 16/10/2015 15:45

Merci pour toutes les informations que vous prenez le temps de transmettre. Question au géographe que vous êtes: pourquoi vous et vos collègues tenez tant à ce que les candidats (dont je fais parti) se défasse de l'univers de la représentation? Cette dernière est pourtant abondamment travaillée par les géographes tant en epistemo (cf. Definition du territoire) que dans les travaux universitaires et les manuels. Qui plus est l'Inde se crée elle meme des représentations (cf. Gandhi, cf. Bharat Mata du BJP). Alors que faire?

geobunnik 16/10/2015 16:00

Bonjour,
Non, nous ne voulons pas que les individus ou les groupes se séparent de leurs représentations. Celles-ci sont nécessaires.

Cependant, si on veut avoir une lecture et une analyse scientifique, il faut prendre en compte ses propres représentations (et avoir un regard critique sur celles-ci), savoir prendre en compte les représentations des autres (et les observer avec un regard critique). En fait, les représentations sont utiles pour développer son esprit critique : Il faut se poser la question de l'usage que l'on a de ces représentations. De plus, il faut aussi réussir, lorsqu'on enseigne notamment, à dépasser un point de vue unifocal ou déterministe pour avoir une vue d'ensemble, une vue de haut pour mieux appréhender les enjeux d'un sujet.

Tu peux donc dans un devoir évoquer ces représentations (en introduction, dans le développement) mis rappeler que celles-ci sont utiles dans la gestion des conflits par exemple ou dans les choix d'aménagement. Mais il ne faut pas se contenter de les présenter, on peut aussi les analyser.

Ainsi, la représentation hindouiste de l'Inde est intéressante à analyser, puisqu'elle détermine actuellement la manière de diriger le pays. De même, la représentation que l'on a de la pauvreté ou des pauvres influence-t-elle aussi les politiques sociales dans les pays du monde à différentes échelles, etc.

Merci pour cette question fort intéressante et riche. Bonnes lectures,

Benoit BUNNIK