Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Geobunnik

Le blog d'un enseignant qui prépare au CAPES et au CRPE en géographie à l'ESPE de Corse à Ajaccio et Corte.

Habiter un littoral touristique, l'exemple de Porto Vecchio (2)

Publié le 19 Mars 2013 par geobunnik in CRPE Ajaccio

Des activités concentrées sur le littoral

 

Présentation des documents :

Cette deuxième partie de l'étude de cas compte deux documents proposés par la ville de Porto Vecchio. Le premier est extrait du site internet de l'office du tourisme de la ville, il présente l'ensemble des hébergements touristiques référencés par cet organisme municipal. Le second document est une présentation du port de Porto Vecchio, Porto Néo, notamment sous l'angle de son extension.

Ces deux documents visent à montrer que le littoral touristique autour de Porto Vecchio est un territoire aux enjeux importants car il concentre les activités. Il est à associer à l’extrait de la carte IGN présenté en introduction. On peut aussi utiliser la carte proposée par l'office du tourisme de la ville (non disponible en format numérique)

 

Questionner les documents :

Ces documents permettent aux élèves de comprendre deux faits :

  • d'une part, le littoral concentre de nombreuses activités touristiques et urbaines : deux villes un aéroport, deux ports, des dizaines de campings, des axes de transport, etc. 
  • d'autre part, que cette concentration est déséquilibrée : si le Golfe de Porto Vecchio est le pôle majeur, les autres territoires semblent parfois épargnés par cette quasi mono activité.

 

Objectifs et mise en oeuvre :

L'objectif est de montrer ce double phénomène en réfléchissant au modèle de développement choisi par les élus locaux, celui du tout tourisme, un tourisme qui hésite entre tourisme de masse et tourisme de luxe.

  • Pour cela, on peut commencer par lister les activités touristiques du littoral : les hébergements (document 3) ; les ports (documents 4 + 1 ; 80 000 passagers et 10 000 croisiéristes par an à Porto Vecchio et 300 000 passagers en 2010 à Bonifacio) ; l'aéroport (400 000 passagers par an) ; les axes routiers qui relient le sud de l'île à Bastia et Ajaccio. On demande aux élèves à qui sont destinés ces infrastructures (des touristes venus de France à 60 % et d'Europe à 40 %, principalement d'Italie et l'Allemagne).  
  • Puis, dans un deuxième temps, on demander aux élèves quelles sont les aménités naturelles qui attirent les touristes en se servant des connaissances des élèves. On peut aussi rappeler que le climat joue un rôle majeur dans le choix de la destination, puisque la Corse compte 2 700 heures de soleil par an, avec des températures moyennes supérieures à 25° de juin à septembre et à 20° à partir de mars et en octobre. De plus, le climat est la quatrième motivation pour les touristes qui viennent en Corse, après la nature, la découverte et les relations. Enfin, les opérateurs touristiques ne se privent pas de mettre en avant certaines plages (Rondinara, Palombaggia, Santa Giulia, ... ).  
  • Un troisième temps peut être proposé aux élèves pour réfléchir aux choix d'aménagements faits par les acteurs locaux autour de l'exemple de l'extension du port, Portonéo. Cette réflexion pousse les élèves à comprendre que l'activité touristique a été un choix de développement, qu'il entraîne des choix d'aménagement et que ces choix doivent se faire dans un cadre global (concurrence avec d'autres ports de la Méditerranée, corses, sardes, continentaux, ... mais aussi nécessité de développement durable).

 

Document 6 : Les hébergements touristiques autour de Porto Vecchio proposés par l'office du tourisme de la ville en 2011.   hebergements porto vecchio hebergements porto vecchio

source : http://www.ot-portovecchio.com/porto-vecchio/sud-corse.php?lang=fr&menu=135

hebergements-porto-vecchio.jpg

 

 

Document 7 : Porto Néo, le port de Porto Vecchio

 

D'après le site internet de la ville de Porto Vecchio : link

(http://www.portovecchio.fr)

  • a. Depuis 2004 la Ville a lancé sa réflexion sur l'avenir du port de plaisance. Crée en 1969, il comprend aujourd'hui 380 places. Si c'est le port le mieux équipé de l'extrême sud, l'infrastructure est néanmoins trop petite pour répondre à une demande de plus en plus importante pour les estivants comme pour les habitants. Dès 2004, la Ville a lancé sa réflexion sur l'avenir du port de plaisance, qui a aboutit en 2007 à une première vague de modernisation. Les objectifs du projet sont notamment d'améliorer la capacité d'accueil et conforter la position émergente de Porto-Vecchio dans la plaisance régionale, de proposer un lieu sûr et accessible à proximité des Bouches de Bonifacio et de contribuer à l'amélioration de la qualité environnementale du site. Le projet global portera la surface de mouillage à 60 669 m2, pour 854 places, soit une réalisation de 474 anneaux supplémentaires qui permettront d'accueillir tous types de plaisance. Les expertises ont d'ores et déjà indiqué que le projet d'extension aurait une incidence très réduite sur le littoral et sur le fond marin. Il permettra aussi, en réduisant les mouillages sauvages, de limiter l'impact néfaste de ces pratiques.Le développement du port vers le large plutôt que le long du littoral apparaît comme l'option la plus adaptée aux réalités géologiques, environnementales et économiques et aux besoins exprimés par les plaisanciers. Ce choix présente les avantages suivants : 
    • limiter les travaux sur le fond marin,
    • utiliser le chenal dragué existant du port de commerce ;
    • ne pas mobiliser un linéaire de côtier trop important ;
    • préserver le fonctionnement hydraulique de la zone humide et du chenal alimentant en eau les marais salants.

 

extension-du-port-de-porto-vecchio.jpg

 

 

 

 

Document 8 : Les entreprises de l’extrême sud concentrées sur les communes littorales

Au niveau de la répartition géographique des établissements, près de 80 % d’entre eux se concentrent sur 3 communes littorales :

  • 54,5 % sont sur la commune de Porto-Vecchio y compris 4 des 5 établissements employant plus de 50 salariés (le 5° étant sur la commune San Gavino di Carbini) ;  
  • 17% sont sur Bonifacio ;  
  • 7,3% sur Zonza.

Source ADEC - mai 2009

 

Document 9 : La micro région de l'extrême sud :

L’Extrême Sud se caractérise par la présence de plusieurs ensembles remarquables :

  • la mer , qui pour l’Extrême Sud est incontestablement un espace à part entière qui lui assure directement et indirectement une part importante de son activité économique. Traditionnellement redoutée, au point que le littoral en dehors de Bonifacio, après avoir été déserté, n’a été habité que tardivement, elle est aujourd’hui la première ressource du territoire. Le littoral, extrêmement découpé, représente plus de 20 % de l’ensemble des côtes de la Corse, alors qu’en superficie le territoire en représente moins de 15 %. La côte Est se caractérise plutôt par ses plages de sables qui alternent avec la côte rocheuses, cette dernière tendant à se généraliser plus au sud et surtout sur la côte Ouest qui n’abrite plus que quelques plages de sable au fonds des anses. Ce littoral est stable et peu concerné par les phénomènes d’érosion.  
  • les étangs littoraux qui sont nombreux, de petites tailles, qui ont longtemps été associés à la présence de la malaria, notamment après que les travaux hydrauliques réalisés, à leur époque, par les romains pour assainir le zone ont été abandonnés. Ils constituent des éléments fondamentaux pour les équilibres naturels et bénéficient d’importantes protections liées à la présence d’une faune et d’une flore remarquable. Situés généralement aux embouchures des cours d’eau, se sont des espaces intermédiaires entre la terre et la mer. On signalera la particularité des marais salants de Porto-Vecchio à l’embouchure du Stabiaccio qui ont valu à cette ville le titre de « Cité du Sel ».  
  • les fleuves et rivières , dont le plus important est le Rizzanese avec un cours de 56 km, un bassin versant de 396 km² et un débit moyen de 4,78 m3/s, mais dont le territoire n’est concerné que par sa haute vallée vers l’Incudine, où il prend sa source, jusqu’à la commune d’Olmiccia à environ mi-parcours. Pour les autres cours d’eau compte tenu de leurs régimes, on a plutôt à faire à des torrents. Il faut citer : le Stabbiacciu (22 km, pour un bassin de 173 km²), l’Osu (20 km, pour un bassin de 90 km² et un débit moyen de 0,85 m3/s) et le Cavu (20 km, pour un bassin de 80 km² et un débit moyen de 1,72 m3/s) pour les plus importants, dont les débits sont très irréguliers entre 0 m3/s en étiage et plus de 70 m3/s en cru. Les faiblesses des bassins versants et de l’enneigement les rendent directement dépendant de la pluviométrie avec tous les aléas qui en découlent tant du point de vue de la régularité de leur écoulement que des crues subites et dévastatrices qu’ils peuvent occasionner en toutes saisons.

Source : Diagnostic multi sectoriel du territoire de l’extreme sud, CTC, mars 2008.

 

Document 10 : Diagramme ombrothermique de la ville de Porto Vecchio (source Météo France)

diagramme ombrotermique Porto vecchio diagramme ombrotermique Porto vecchio

diagramme-ombrotermique-Porto-vecchio.jpg

Commenter cet article